Vendredi 05-05 Thaïlande J2
Le décalage horaire est de -1 heure ; du coup, je me réveille à 7 heures. Les autres dorment mais pas Nui ; on part tous les deux au marché faire des courses pour le breakfast. Expérience intéressante qui me permet de découvrir un peu la vie en Thaïlande. Nui nous prend des choses variées pour qu’on goûte un peu à tout. Aussitôt rentrés, la maid prépare le petit déj et on se tape un petit déj de rois ; salé, mais excellent. Les ananas sont succulents, je m’en empiffre (d’habitude, je suis pas trop ananas…). Une amie de Nui arrive avec son gamin, puis c’est le tour de son frère, qui a loué un van.
Et c’est parti pour Ayutthaya, l’ancienne capitale de la Thaïlande, à 90 km au nord de Bangkok. Le site a été classé parmi les 100 premiers monuments historiques protégés par l’UNESCO.
Il y a beaucoup de temples à voir et justement, c’est un jour de fête bouddhiste (férié, donc). On voit donc plein de moines et de cérémonies intéressantes. Les temples bouddhistes recèlent plusieurs petits jeux pour gagner un peu d’argent. On n’est pas superstitieux, et on n’ose pas trop essayer, après tout on n’est pas bouddhistes. Mais Nui nous fait tout essayer et on se laisse prendre au jeu. Il faut par exemple secouer un récipient de baguettes jusqu’à en faire tomber une et regarder le papier correspondant. J’ai appris qu’il fallait tempérer mon tempérament chaud et que j’allais bientôt me faire un ami qui allait me donner l’occasion de me faire de l’argent…
Il y avait également des arbres à billets (les billets commencent à 10 Bahts, ce qui correspond à 20 centimes d’euro…), des baguettes d’encens, des bougies, des fleurs pour se bénir. On s’est retrouvés à genoux en train de faire un vœu en face du bouddha. On s’est même fait bénir par un moine bouddhiste. Une coutume intéressante consiste à frotter un papier qui contient une grosse paillette dorée sur les statues ; les statues sont noires au début et s’irisent progressivement sous les mains des fidèles. L’idée est sympa, mais le résultat n’est pas génial, car les paillettes collent plus aux doigts qu’autre chose et ne tiennent souvent que partiellement sur la statue…
On a vu aussi des danseuses thails ; vous vous rappelez dans la pub pour GDF, les danseuses orientales avec des chapeaux métalliques dorés pointus ? Ben c’est Thail en fait. Il y a des instruments de musique qui semblent y être dédiés, c’est vraiment joli à voir et à entendre.
A midi, on se retrouve sur un ponton, à nourrir une véritable nuée de gros poissons. Le commerce est intéressant : les touristes payent pour nourrir les poissons et les restaurants à côté les achètent…
On en a mangé un, c’était pas mauvais ; enfin, c’était du poisson, quoi.
Nui nous conduit ensuite à un endroit où on peut monter sur des éléphants. Initialement, c’était pour son fils, mais nous aussi on est bien contents de faire cette expérience. C’est un peu le piège à touristes, mais c’est une expérience à faire ! On est assis sur un siège à éléphant, tandis que le guide est assis sur sa tête. Il se sert d’un crochet de fer impressionnant pour le guider. Ca balance de gauche à droite, je retire mes sandales et pose mes pieds sur le dos de l’éléphant ; impressionnante bestiole. C’est bizarre, les éléphants ne sont pas comme on nous les montre dans les films, doux et indolents. Ils ont un regard assez troublants : on a l’impression qu’ils ont fumé ! Les éléphanteaux sont complètement dingues. Un peu comme un chiot tout fou, mais un chiot d’un quintal, muni d’une trompe puissante…
Après, on va visiter d’autres ruines, assez impressionnantes : elles sont constituées d’un curieux mélange de pierre et de brique. Les statues sont toutes décapitées. Ce sont les Birmans qui ont saccagé la ville, trois siècles plus tôt… un vrai massacre.
On a également vu la tête d’une statue de bouddha, encastrée dans un arbre : la particularité la plus photographiée du coin.
Un lien, trouvé par Aline, qui fait référence au site de Davutthava :
http://www.tv5.org/TV5Site/dotclear/index.php/Thailande---ville-historique-dayutthaya

Avant de remonter dans la voiture, Nui nous a fait essayer du calamar séché…
En fait, on n’aurait jamais osé y goûter seul. Le gars fait sécher des morceaux de calamars, qui se gonflent et se gondolent sous le feu. Après, il le passe dans une vieille machine à manivelle à moitié rouillée, qui l’écrase. On goûte un morceau : ça me fait penser à un chewing-gum à la vieille sardine… pas terrible. Le calamar est une bestiole coriace et son odeur n’a rien à lui envier : comme les chewing-gums, cela procure une haleine fraîche (ça sent la mer !) pendant des heures…
On finit l’après-midi soirée par un massage… de deux heures ! Pour 4 euros, ça valait le coup ! Bon, manque de bol, je tombe sur le seul masseur, les autres sont des masseuses. Mais apparemment c’est le gars qui se débrouillait le mieux, je suis le seul à être sorti zen, même si c’était par moment assez douloureux. Juju est tombé sur la plus vieille, celle qui avait l’habitude de faire les massages les plus… vigoureux. On était tous étalés les uns à côtés des autres sur des matelas, dans un accoutrement de bagnards. Les masseurs n’arrêtaient pas de glousser ; on se demandait s’ils se moquaient de nous. Nui nous a expliqué à la fin qu’en fait ils étaient excités car ils n’avaient jamais encore massé de « blancs » et qu’on avait tous des beaux corps ; la plus jolie masseuse, celle de la Moge parlait même de continuer par un massage à l’huile gratuit, voire aller plus loin... Quand il a entendu ça, il a été dégoûté de ne pas comprendre le Thail !