Vendredi 30-06 J6 à Phuket ; retour à Penang

Publié le par gebus

Vendredi, Aline et Virgile repartent le matin en avion pour Kuala Lumpur. Nous, les deux Julien et moi, on décide stratégiquement de rentrer ce même jour. On se plait bien ici, mais il n’y a que des bus de nuit : on va rebosser une semaine et on ne veut pas louper le match de foot France-Brésil qui a lieu dimanche à 3h00 du mat. Le matin, Julien et moi on est allé se faire masser. L’aprèm, on a passé le temps comme on a pu, vu qu’on n’avait plus d’hôtel (donc c’était un peu galère pour aller à la plage et se rechanger après). Après quelques emplettes, on se décide tous les trois à retourner dans un salon de massage. 5 euros le massage d’une heure, on aurait tort de se gêner…

Le voyage a été assez galère : on ne savait pas comment ça se passait. Un van est venu nous chercher vers 19h00 et nous a emmené à la gare de bus. Le bus nous a emmené directement à la frontière. Dans le bus, une vraie horreur : des clips indiens en karaoké. Les indiens sont champions du monde de kitch : leurs films sont un peu ce qu’Harlequin est à la littérature. Heureusement, les gens dans le bus semblaient plus subir que chanter. En tout cas, nous on a morflé : c’était kitchissime. Des chansons d’amour à gogo qui se ressemblaient toutes ; à chaque fois un couple se ballade dans un jardin différent. Piou piou les oiseaux, flip flap les papillons, battements de cils, regards émerveillés… une horreur ! Après le premier DVD de 15 chansons, on a eu droit aux débuts de Van Damn, suivis d’un autre DVD de folles chansons d’amour. Heureusement, j’ai réussi à dormir…

Après, on se retrouve arrivés près de la frontière à 3 heures du mat avec pour consigne de prendre le thuk-thuk jusqu’à l’agence de voyage, où un van partira  6h30 plus tard… ce qui veut donc bien dire, hé oui, passer la nuit dans la rue…

Le chauffeur du thuk-thuk était complètement bourré, on n’était pas rassurés. En plus, on avait dépensé presque tous nos baths, n’en gardant que pour manger un peu, mais ce qu’on ne nous avait pas dit, c’est qu’il fallait payer le thuk-thuk. En plus, le gars a demandé un prix supérieur à ce qu’on nous avait annoncé juste avant de prendre le bus ; comme il était ivre, il ne voulait rien savoir, on a fini par compléter par des ringits…


On arrive près de l’agence et on squatte une table extérieure d’un restau. A côté de nous, le gardien du parking passe la nuit à se racler la gorge ; en face, des prostituées font des passes… On décide de faire un tour de garde. Je n’ai plus sommeil, je prends le premier. Au bout de presque deux heures, une bande de filles sexy s’avancent vers nous. Ah, correction, c’était des hommes opérés, appelés ici les shemales(elle homme)… Avant que j’aie le temps de réveiller les autres, l’une d’elles s’avance vers Julien et le réveille en lui klaxonnant vigoureusement l’entrejambe. Elle lui dit qu’il est beau, se recule et annonce fièrement qu’elles sont des shemales et guettent notre réaction. Juju était dans le coltar, Julien débarquait et moi je me retenais de rire ; la tête de Julien ! Les shemales euh oui, on connaît, il y en a plein Phuket… En tout cas, elles n’avait rien de menaçant et sont reparties comme elles sont venues, sans klaxonner cette fois…

A 7h00 le gars du restaurant ouvre son volet ; on s’attend à moitié à se faire chasser. Mais non, il nous fait un grand sourire. Apparemment, on n’est pas les premiers à dormir là… On comate encore un peu et on finit par déjeuner chez lui ; le gars est super sympa.

Enfin, on monte à 9h30 dans le van et on arrive plus de 3 heures plus tard, complètement déphasés. Durée du voyage : 17 heures…

Le week-end a été d’autant plus calme que le dimanche, on s’est couchés à 5 heures du matin, après le match de foot...

Publicité

Publié dans stage-en-malaisie

Pour être informé des derniers articles, inscrivez vous :
Commenter cet article