Les Malaisiens
Les Malaisiens sont des gens vraiment sympas et cordiaux qui se transforment en véritables bêtes sauvage dès qu’ils se trouvent derrière un volant. En France, quand le pire chauffard qu’on puisse trouver voit un piéton qui essaye de traverser devant lui, il essaye de l’intimider en klaxonnant et en ralentissant au dernier moment. Ben en Malaisie, non. Quand l’automobiliste moyen voit un piéton oser poser le pied sur la route et menacer de lui faire perdre une seconde, il fait de la prévention : il accélère ! Sans rire, vendredi soir, on a voulu traverser une route ; la circulation était ralentie en raison du nombre de véhicules ; on s’est retrouvés coincés au milieu de la route ; absolument personne ne voulait nous laisser passer, ils accéléraient tous et nous on était comme des cons au milieu de la route. A un moment donné, faut bien passer, quand j’ai vu une voiture qui se dirigeait droit sur moi et comme il y a avait encore le temps j’ai traversé en courant : le gars n’a même pas ralenti ! Rque, j’ai eu de la chance qu’il n’ait pas accéléré…

Photo prise d'une passerelle, de la route qu'on doit traverser (la passerelle est à 200m... on ne la prend jamais).

C’est pas pour dire, mais le Malaisien est fainéant : ici le ratio piéton/voiture doit être 1/1000. C’est assez impression ! Par exemple, la banque est à peine à dix minutes de la fac : nos collègues hallucinaient qu’on y aille à pied ! De même tous les jours on a 15-20 minutes de marche pour aller à la fac ; ils nous prennent pour des dingues… et ils n’ont pas forcément tort, car franchement j’ai manqué de me faire écraser plusieurs fois, les trottoirs sont pourris et c’est pas agréable de marcher près d’une horde de voitures. Depuis le temps que je suis ici, je ne me rappelle qu’une fois avoir vu un passage piéton et encore c’était à un feu… (autant dire à un endroit où on peut s’en passer…). Le pire, c’est que les voitures roulent à gauche ; c’est vachement dur d’inverser ses réflexes : tu fais plus gaffe, tu regarde à droite, rien, tu poses un pied sur la route et là tu manques de te faire écraser car la voiture vient de gauche… (il faut faire tout le temps attention, et ça ne parait pas, mais il faut faire un effort de réflexion à chaque fois qu’on traverse…).
Je me rappelle d’une expression amusante de Wendy quand je lui ai demandé où se trouvait le Mc Do qui était sensé nous fournir de l’eau potable : elle m’a dit en anglais (ça se traduit pas très bien en français…) « à portée de marche, environ à 200 m au bout de la rue ».
De même, quand j’ai dit à Awina qu’en France on mangeait deux fois plus à midi, elle m’a demandé comment on faisait pour ne pas être gros, je lui ai répondu : « ben, on marche… ».
Bon, je suis pas très objectif, sur cette article, car je l’écris à chaud ;)
Je m’habituerai, mais à mon avis, la voiture est le gros point négatif de la Malaisie. On se dit que sous les latitudes chaudes, les gens prennent plus le temps de vivre, mais en fait ils donnent l’impression de préférer tuer quelqu’un plutôt que de perdre une seconde en voiture… pourtant ils semblent bien aimer conduire…
Bon, maintenant que j’ai poussé ma gueulante, passons à une description plus objective…
La Malaisie est composée surtout de musulmans (ceux qu’on appelle de type Malais), de Chinois (tiens, je sais pas leur religion), de bouddhistes (type Indien) et de chrétiens. Après ça se complique, j’ai pas tout compris mais y a des mélanges, comme des Indiens musulmans… et tout ça débouche sur des restau différents ;) Mais ils ont tous pour point commun le poulet/pâtes/riz. Le plus proche restau de chez nous est un restau Japonais ; ben même point commun…
Bref, il y a un brassage d’ethnie assez impressionnant. Ca donne des décalages assez surprenants ; par exemple, hier une vendeuse Chinoise était habillée un peu provoc, tandis que sa consoeur musulmane portail le voile…
L’île de Penang est en majorité peuplée par des Chinois, ce qui est un cas particulier en Malaisie.
Les Malaisiens sont très accueillants et ont le sourire facile ; peut-être parce que nous sommes des étrangers. Ce qui est amusant, c’est qu’au début on s’étonnait du fait que beaucoup nous dévisageaient. On voit tellement peu de blancs qu’à présent, c’est nous qui dévisageons les occidentaux ! Ici, c’est l’inverse d’en France : la mode est au blanc (bon, je suis toujours pas à la mode car je suis rouge ;) ). Beaucoup de Chinoises se baladent avec un parapluie comme ombrelle. Ca surprend, au début de voir des gens sortir avec leur parapluie alors que le soleil donne son plein.