Lundi 06 et mardi 07-03
Rien de particulier pour lundi, si ce n’est que suite à un incident technique (câble rompu dans l’immeuble), on n’aura pas le net tout de suite…
Ha si, j’ai réussi à utiliser skype pour téléphoner en France : 1 euro l’heure, ça va encore…

Mardi, deux choses assez mémorables. On est rentrés assez tôt du boulot (17h30) avec l’idée d’aller dans un hypermarché s’approvisionner en petits déjeuners (Aline était super motivée et n’essayait même pas de cacher que c’était pour prendre du nutella…). On se dit que finalement, on va manger là-bas, donc en attendant, piscine !
J’étais occupé à discuter avec un Libanais quand je vois que de l’autre côté de la piscine, mes collocs discutent avec des gamins ; ils finissent par me montrer du doigt. Ces gamins, on les avait déjà vu faire des courses ensemble et ils débrouillent très bien (ils me faisaient un peu penser aux gamins du grand bleu : Alonzo et le Français ; un grand un peu barraque et l’autre plus petit) ! En fait, les gamins avaient désigné leur champion (le petit) pour affronter le meilleur d’entre nous à la nage et mes compagnons m’ont lâchement désigné. L’air con si je perds face à un gamin de 11 ans…
On se met en position et Julien V. lance le signal et j’affronte le bonhomme, copieusement arrosé d’encouragements par mes trois supporters ; une scène épique…
J’ai plus de lunettes et quand je fini par lever la tête pour reprendre mon souffle, je m’aperçois que je suis près du bord, mais pas le bon… je rectifie le tir et bombe. A l’arrivée, le gamin n’avait que quelques mètres de retard : je sais pas comment il fait car franchement il a pas de bras, mais il trace ! On se sert la main, je le félicite et les deux gamins repartent, déçus. J’aurai peut-être dû le laisser gagner ?
Après, on s’est rendu au centre commercial en taxi (ces bourges d’Européens ! :p) ; n’empêche, à 4 ce n’est pas si cher que ça…
On mange là-bas, je me frite les dents sur la soupe bouillante et la boisson glaciale ; puis on va faire les courses. Le nutella est super cher : environ 5 euros le pot normal ! Du coup on en prend deux pots. Mais bon, comme dit Aline, le reste du ptit déj ne coûte trois fois rien (pain de mie à 50 centimes d’euro, lait et jus de fruits moins chers qu’en France…). J’en profite pour tester le miel de Chine (pas vraiment différent du miel français en fait…). Aline nous débusque des fruits bizarres, sous cellophane. Ca dégage ! Là, elle nous dit que d’après le guide du routard, ça a une odeur épouvantable (je confirme), mais c’est super bon…
On sort et on cherche pour un taxi… pendant presque une demi-heure ; je faisais le guet de l’autre côté de la barrière d’une voie rapide, pour rabattre un taxi vers les autres, mais je n’en ai vu aucun...
Un chauffeur de bus à l’arrêt nous voit et nous fait signe d’approcher ; il nous propose de nous déposer gratuitement sur une route plus fréquentée par les taxis, mais qu’il faut attendre 10 minutes. On accepte, naturellement ; mais au moment de monter dans le bus, un autre gars va nous voir. C’est un chauffeur de taxi venu là faire ses courses : il nous dit d’attendre dix minutes. On acquiesce et on l’attend… 25 minutes. Il sort, s’excuse, voit qu’on fait la tronche et nous fait une remise. On embarque ; après avoir discuté un peu avec nous, il nous demande si on est Français ; balèze le type ! On n’avait pourtant parlé qu’en anglais, mais il a reconnu la french touch ;) (l’accent de merde…). En descendant, on ouvre le coffre pour récupérer nos courses : une odeur abominable s’en dégageait ; les fameux fruits…
Soudain, je sens cette même odeur ailleurs, près des poubelles et fait le rapprochement : chaque fois qu’on passait par là il y avait cette odeur pestilentielle qui rappelait l’odeur des poubelles mais en plus insidieux (le genre d’odeur à s’accrocher dans les narines…).
On monte et Aline déballe le fruit pour goûter. Aussitôt, un fumet sans nom se répand dans la pièce. Elle goûte et déclare que ce n’est pas mauvais ; nous on reste méfiants (et moi médisant…)… Julien V. finit par goûter, tente de nous faire croire que c’est bon, mais fini par recracher le tout sous notre air incrédule. Par curiosité, je goûte quand même ; hé bien je trouve que ça a bien le même goût que l’odeur ! C’est immonde et c’est gras. Aline nous regarde d’un air navré ; je vais aussitôt me laver les dents…
Elle met ses fruits dans le frigo, mais quand un peu plus tard on l’ouvre pour prendre de l’eau, ça empestait ! Du coup on a emballé son truc dans plusieurs sachets plastiques. En tout cas, je suis bien content de déjeuner avant Aline, c’est Julien M. qui tirait une drôle de tronche le lendemain matin…