Mardi 28-02
Ce matin, dur de se lever… mais on sait qu’un déjeuner excellent nous attend et qu’il ne faut pas traîner ! J’ai quand même bien la tête dans le cul, mais pas autant que Julien M. On a besoin de notre carte (qui joue le rôle de clé) pour avoir un petit déj ; c’est ce que Julien m’a dit en se marrant hier matin quand il m’a vu sortir sans ma carte (je n’étais pas là quand la réceptionniste en a parlé…). Ben ce matin, il avait tellement la tête dans le cul que la situation s’est inversée : il m’a dit qu’il laissait sa carte et je lui ai dit qu’il en avait besoin pour déjeuner. Je raconte ça car c’est pas fini… Je suis remonté le premier et pour prendre ma douche. J’entends toquer à la porte et la voix de Julien. Il a sa carte, je le laisse se débrouiller. Deux minutes plus tard, j’entends à nouveau Julien, qui s’impatientait. Je lui ouvre et lui demande : « ben pourquoi tu as pas ouvert avec ta carte ? ». Et lui : « Oh oui, merde… ».
Autant dire que la réunion du matin a été assez difficile ; d’ailleurs je crois ne rien avoir suivi du tout… ;)
Autre gaffe à noter : comme je l’ai dit, j’étais bien claqué. En allant à la pause de 10h, une fille qui était assise à notre table hier m’a demandé si j’avais bien dormi. J’ai voulu lui répondre mais :
- la phrase que je voulais lui dire n’était pas correcte
- je n’ai pas réussi à terminer ma phrase pour une raison inconnue mais certainement liée à la fatigue…
Le tout a donné pour résultat un quiproquo… gênant. Je lui ai donc répondu : « not a long » (là j’aurai voulu m’arrêter et dire « time », mais mes pieds ont continué à avancer et ma bouche s'est fermée). A ce moment, ma phrase m’a paru avoir un deuxième sens. C’est Aline qui m’a dit peu après: « Mais qu’est-ce que tu lui as dit ? ». Et là elle m’a expliqué qu’elle avait entendu : « not alone » (« pas seul », pour les non pratiquants ;) ). Bon, ça eu au moins le mérite de nous faire marrer…

J’ai quand même été expliquer ma gaffe à la fille en question, qui a dû me prendre pour un fou…
L’après-midi était folklorique aussi ! On a décidé de sécher cet aprèm (après tout les stagiaires de l’année dernière avaient été moins sérieux que nous et ça s’était très bien passé), d’autant que c’était la partie la moins importante du meeting pour nous : l’implication des membres de l’APT dans la mise en place d’IP-V6 (en gros : comment les Asiatiques allaient faire pour mettre en place la dernière évolution d’internet). On voit les Pakistanais qui nous disent qu’ils sèchent aussi et ils nous invitent à faire avec eux un tour de l’île (excursion de 3h), dans le même véhicule, ça serait sympa et moins cher. Comme j’ai failli être capté par notre chef (Dr. Sures), j’ai expliqué à l’un deux, Nido, qu’il fallait quand même qu’on évite d’être vu par Sures. On attend les Pakistanais et on voit Nido arriver en courant. Il nous dit de nous planquer car Sures arrive. On va se planquer dehors, près des taxis. Après avoir laborieusement convaincu les taxis qu’on ne voulait pas en prendre et inventé un prétexte débile (« on attend des amis… »), on attend en guettant. On se sentant vaguement ridicule. Pour une raison inconnue, Sures est assis précisément sur le banc où nous étions auparavant. Et il y est bien resté 20 minutes… Au bout d’un moment, on ne le voit plus et je me décide à aller m’enquérir des Pakistanais. Je me fais capter aussitôt par des autres gens du labo… bah, tant pis. Pas de trace des Pakistanais ; bon, je me risque à approcher de la salle de conférence où je vois effectivement Nido, dehors. Je vais lui parler et il m’explique que finalement ils doivent rester car un de leur collègue doit parler et qu’il passe dans les derniers… à ce moment Sures sort de la salle de meeting. Aussitôt, je tourne le dos et me barre. J’avertis les autres et on va à Water-Fall (chute d’eau), un joli coin, mais où il faut se taper une jolie grimpette ; là, on a encore vu des singes.

En redescendant, on croise les Pakistanais, qui se faisaient aussi Water-Fall (ils étaient en costard alors qu’on crevait de chaud et qu’il y avait je ne sais pas combien de marches d’escaliers) ; ils nous demandent combien de temps il restait, on exagère bien le temps, rien que pour les dégoûter. Ils s’aperçoivent que j’ai des traces rouges sur les jambes et demandent, inquiets, ce qui s’est passé. Julien V. leur dit qu’on s’est fait attaquer par des singes :D.

Après, avoir noyé nos estomacs avec de l’eau fraîche, on a été à la piscine, puis on est retourné faire du beach-volley : il y avait une telle ambiance qu’on a joué pendant trois heures ! Autant dire qu’on était claqué. On a recroisé les Pakistanais qui nous ont demandé si on sortait le soir et on leur a expliqué qu’on était trop claqués. On a été dans un restau où il y avait des ventilateurs. Une femme vient nous servir… mais elle a une voix d’homme. Tout le personnel était travesti ! Je n’ai rien contre les travestis, mais comme les autres, je n’étais pas très à l’aise et je crois que la serveuse s’en est aperçu(e)… N’empêche, le restau était pas cher et les plats excellents. Inutile de dire qu’en rentrant, on n’a pas veillé tard…
Etrangement, on n'a pas pris de photo...